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Les marchés en bref par Géraldine Sundstrom

Les marchés financiers ont eu le vent en poupe, sur fond de hausse des prix des actifs risqués et sûrs.

Du bureau de Geraldine Sundstrom, le vendredi 12 Juillet 2019.

Alors que l'été s'installe, la semaine s'est avérée relativement calme et les principaux événements étaient tous liés aux discours des banques centrales.

Le ton général n'a pas évolué. Des mesures de relance se profilent à l'horizon. C'est un fait, mais des questions commencent à se poser quant à la nature et à l'ampleur de l'assouplissement. En Europe, il semble que les marchés commencent à parier davantage sur un programme d'assouplissement quantitatif que sur une baisse des taux, après la publication des minutes de la BCE, qui ont fait bouger le plancher psychologique des taux d'intérêt de la zone euro. Dans la foulée, le Bund a enregistré une correction sévère et offre désormais un rendement de -20pb contre -40pb il y a quelques jours seulement. Aux États-Unis, la question concerne l'ampleur des baisses de taux en 2019 (50 ou 75 pb) ainsi que leur calendrier... Les courbes de rendement se sont nettement pentifiées aux États-Unis et en Europe, les taux ayant globalement augmenté (15 pb à 20 pb pour les titres à 10 ans américains et européens).

Quelques publications de statistiques mieux orientées, après les chiffres très solides annoncés sur le front de l'emploi aux États-Unis la semaine dernière, ont contribué à alimenter la revalorisation des obligations. La production industrielle en zone euro a nettement surpris à la hausse, avec +0,9 % en rythme mensuel en mai, réduisant ainsi la contraction en glissement annuel à -0,5 % (contre -1,5 % prévu). L'IPC américain a également réservé une belle surprise, l'IPC sous-jacent ayant progressé de 2,1 % actuellement en glissement annuel alors que le consensus tablait sur une augmentation de 2,0 %. Par conséquent, on pourrait dire que la faiblesse de l'inflation par rapport à la cible de la Fed n'est pas si importante... Enfin, compte tenu des statistiques toujours atones en Chine, l'activité du crédit s'est avérée étonnamment solide, et pourrait constituer un indicateur avancé d'une amélioration, toutes choses étant égales par ailleurs.

La soupe est encore à la bonne température et l'environnement demeure favorable, mais une revalorisation d'ampleur pourrait s'opérer en fonction des statistiques publiées au cours des semaines et mois à venir. Cette semaine, les obligations ont assurément annulé la flambée observée au cours de ces dernières semaines. À l'avenir, les publications de résultats donneront une image plus claire des résultats du 2e trimestre et nous pourrons déterminer si les BPA sont ou non entrés en récession.

Au sein des portefeuilles DMAF, nous avons continué de mettre l'accent sur le portage et étoffé notre panier de positions sur le portage des devises émergentes. Ce panier représente désormais environ 9 % du portefeuille et concerne 7 devises. Contrairement aux autres classes d'actifs, les devises émergentes n'ont pas connu d'évolution sensibles au niveau des valorisations, elles sont liquides, offrent un portage réel et nominal qui surpasse presque tous les autres investissements disponibles et sont soutenues par le discours accommodant des principales banques centrales. Finalement, compte tenu de l'amélioration des statistiques, nous avons une nouvelle fois ajusté la duration, en la réduisant à 2,8 ans.

Nous marquerons une pause au cours des deux prochaines semaines et reprendrons la publication de notre article hebdomadaire lorsque la saison de publication des résultats sera terminée et après les réunions de juillet de la Fed et de la BCE.

L’auteur

Geraldine Sundstrom

Gestionnaire de portefeuilles

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