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Les marchés en bref par Géraldine Sundstrom

Géraldine Sundstrom est gérante de portefeuille au bureau de Londres et responsable des stratégies d'allocations d'actifs pour PIMCO en Europe.

Du bureau de Geraldine Sundstrom, le vendredi 17 mai 2019.

Cette semaine a été marquée par la désagréable prise de conscience que la Guerre froide 2.0 a été déclarée entre les États-Unis et la Chine.

Un accord entre les deux puissances semble désormais hors de portée. La Chine a riposté aux nouveaux droits de douane américains et l'administration Trump a contre-attaqué en interdisant à la fois à Huawei d'accéder au marché américain et aux entreprises américaines de continuer à fournir leurs produits au géant chinois des télécoms (environ 1/3 de ses fournisseurs sont basés aux États-Unis). Il va sans dire que la situation semble pour l'heure bloquée alors que la Chine s'efforce de trouver de nouvelles mesures de relance pour atténuer l'impact du conflit.

Les deux puissances devenues ennemis jurés se battront sur le terrain de la technologie, en utilisant (et exploitant ?) les autorités budgétaires et monétaires comme moyen de stabilisation afin de maintenir des liquidités abondantes, une R&D à pleine vitesse et la confiance.

Les conséquences de ce conflit demeurent floues, car les récentes hostilités ont été déclenchées sur fond de reprise naissante, et relativement fragile, tandis qu'il y a un an, l'imposition des premiers droits de douane avait été annoncée alors que l'économie mondiale était encore très solide.

La machinerie chinoise s'est déjà mise en route pour apporter les stimulants nécessaires : la banque centrale, les groupes de réflexion du gouvernement et différents ministères ont annoncé des mesures de soutien durant la semaine. Aux États-Unis, la barre à franchir pour passer à l'action est bien plus élevée, et l'impact très certainement beaucoup plus limité, mais Donald Trump a déjà publié plusieurs tweets faisant part de son souhait de voir la Fed suivre les baisses de taux de la PBoC et entamer un assouplissement quantitatif !

En Europe, la campagne pour les élections européennes bat son plein et le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, a appelé à un choc budgétaire en Italie, à l'image des mesures prises par le président Trump, et au non-respect des règles.

Lentement mais sûrement, l'équilibre mondial s'oriente vers davantage de confrontations et de mesures de relance pour amortir les coups et certaines régions sont à l'évidence mieux équipées que d'autres, comme nous l'avons souvent démontré.

Au sein du DMAF, nous avons continué de réduire l'exposition au risque, bien que les marchés n'aient pas semblé très affectés par la soudaine hausse des tensions géopolitiques. Notre exposition aux actions a été ramenée à environ 12,5 % et la duration relevée à 3,7 ans. Le facteur déterminant à l'avenir sera la réévaluation des actifs en fonction de l'impact économique/sur les bénéfices par rapport à l'ampleur globale des mesures de relance. La visibilité est actuellement trop réduite à ces deux égards et les prix quelque peu élevés pour afficher une exposition trop importante. Le portefeuille est léger et flexible.

L’auteur

Geraldine Sundstrom

Gestionnaire de portefeuilles

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