Analyses

Les marchés en bref par Géraldine Sundstrom

Les marchés financiers ont eu le vent en poupe, sur fond de hausse des prix des actifs risqués et sûrs.

Accédez à ces points de vue via le Dynamic Multi-Asset Fund, un fonds dynamique conçu pour répondre à tous les environnements de marché et aider les investisseurs à naviguer dans les situations de marché les plus difficiles.




Du bureau de Geraldine Sundstrom, le vendredi 17 Juin 2022.

De l'orage dans l'air

Les mesures des banques centrales ont des répercussions de plus en plus perceptibles sur l'économie et assombrissent le tableau d'ensemble.

Aux États-Unis, les taux hypothécaires à 30 ans se rapprochent de 6 %, soit près du double de leur récent plus bas. Cela se traduit par une hausse de 40 % de la mensualité typique d'un prêt hypothécaire, qui limite par conséquent le nombre d'acheteurs potentiels. En effet, selon les données de la Mortgage Bankers Association (MBA) américaine, les demandes d'achat ont reculé de 15,5 % depuis le début de l'année. Les mises en chantier et les octrois de permis de construire ont surpris à la baisse la semaine dernière, cédant 14,4 % et 7 % en glissement mensuel, respectivement. Les données sur le secteur immobilier dans d'autres pays, comme l'Australie, le Canada et la Suède, ont elles aussi fait état d'un ralentissement marqué. Les taux des cartes de crédit ont également augmenté, dépassant désormais 20 % aux États-Unis, et les consommateurs qui ont recours à ce moyen de paiement auront plus de difficultés à rembourser leur dette. Le directeur financier d'un grand constructeur automobile américain a déjà prévenu que son service de crédit avait enregistré une hausse des impayés et des retards de paiement. Il n'est dès lors guère surprenant de constater que les ventes au détail aux États-Unis sont désormais au point mort, le chiffre du groupe de contrôle de mai, utilisé pour le calcul du PIB, ayant progressé de 0 % en glissement mensuel, alors que les attentes tablaient sur +0,3 %, avec une importante révision à la baisse de -0,5 % par rapport au niveau d'avril. La situation a commencé à se répercuter sur certains segments du marché du travail, avec une multiplication des licenciements dans les secteurs du logement, de la technologie et des transports. Enfin, la prévision « en temps réel » du PIB de la Fed d'Atlanta pour le deuxième trimestre indique désormais une croissance de 0 %. Si cela s'avère exact, l'économie américaine pourrait de facto déjà se trouver en récession.

Dans le même temps, les banques centrales restent déterminées à lutter contre l'inflation, même si elles se rendent compte que certains facteurs importants comme les prix de l'énergie et des denrées alimentaires échappent à leur contrôle. Dans l'ensemble, les autorités monétaires, de la Banque centrale européenne (BCE) à la Réserve fédérale américaine, semblent croire que la croissance reste saine et que les consommateurs disposent de suffisamment d'épargne pour gérer un atterrissage plus ou moins en douceur et éviter une récession. Les prévisions d'inflation de la Fed ont été sensiblement revues à la hausse (5,2 % en 2022 contre 4,3 % auparavant), tandis que la croissance a été révisée à la baisse (1,7 % en 2022 contre 2,8 % précédemment), évitant de peu la récession. L'institution américaine a clairement défini sa priorité absolue : l'inflation l'emportera sur tout le reste, du moins pour l'instant. La semaine dernière, la Fed a relevé ses taux de 75 points de base (pb), une nouvelle hausse de 75 pb étant très probable en juillet ; la Suisse a surpris les marchés en relevant ses taux de 50 pb avant la BCE ; la BoE a augmenté ses taux de 25 pb en rouvrant la voie à de nouvelles hausses ultérieures ; le Brésil et la Hongrie ont tous deux relevé leurs taux de 50 pb, et Taïwan de 12,5 pb. La Banque du Japon fait toujours figure d'exception, s'en tenant résolument à son contrôle de la courbe des taux en se contentant de signaler qu'elle surveillera l'impact des mouvements de change sur les prix.

Malheureusement, les facteurs qui échappent au contrôle des banques centrales ne vont pas réellement dans le bon sens. Nous constatons que certains indicateurs avancés importants, tels que les prix du fret maritime, reculent à mesure que la demande s'affaiblit : le prix composite mondial des conteneurs de fret a encore diminué la semaine dernière, portant la baisse à 19 % depuis le début de l'année. Les détaillants accentuent les remises pour alléger les stocks. L'énergie reste toutefois une préoccupation majeure, en particulier en Europe où les flux de gaz russe ont commencé à diminuer de manière significative, sans que l'on sache si la raison est technique, politique, ou les deux. À la fin de la semaine, la France ne recevait plus de gaz de la Russie, l'Allemagne voyait ses flux réduits jusqu'à 60 %, tandis que l'Italie et l'Autriche connaissaient également de fortes réductions. La perspective de ne pas pouvoir reconstituer les stocks de gaz en Europe avant l'hiver a fait grimper les prix de l'électricité pour 2023 à 250 euros par mégawattheure (MWH) en Allemagne et à un impressionnant 560 euros/MWH en France (contre 60 à 80 euros il y a moins d'un an). Cependant, les flux de gaz russe n'expliquent qu'en partie les inquiétudes liées à l'énergie. La production d'énergie nucléaire française n'atteint que la moitié de sa capacité en raison de problèmes de maintenance et de la hausse des températures, et une sécheresse dévastatrice dans le nord de l'Italie et en Europe centrale affecte la production d'énergie hydraulique. Pour ne rien arranger, l'un des principaux terminaux d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) des États-Unis a déclaré se trouver confronté à un cas de force majeure jusqu'en septembre en raison d'un incendie. Le seul point positif est que l'énergie solaire produit actuellement un cinquième de l'électricité allemande. Sur le plan alimentaire, les tendances climatiques et la chaleur record en Europe entraîneront une diminution des récoltes de blé, de maïs et de tournesol, tandis que des doutes persistent quant à la capacité d'exporter la récolte réduite de l'Ukraine.

Face à la combinaison de tous ces éléments, de nombreux marchés mesurent la gravité de la situation et les actions ainsi que les obligations ont enregistré des performances médiocres, plombées par l'envolée de l'inflation et la politique monétaire offensive qui en résulte avec comme conséquence inévitable un ralentissement de la croissance. Qu'est-ce qui baissera en premier : la croissance ou l'inflation ? À ce stade, la question ne se pose plus.

Au sein du portefeuille DMAF, l'exposition nette globale aux actions (7 %) est proche de son plus bas historique. Nous avons vendu à découvert un panier d'actions du secteur du transport maritime et cédé une partie de notre position sur le Nikkei en raison des risques sur le front de la politique monétaire combinés au ralentissement de la croissance mondiale. Nous avons également profité d'une volatilité supérieure à 30 % pour commencer à vendre des options de vente sur le SPX en dehors de la monnaie, compte tenu des points morts d'inflation intéressants par rapport à nos positions courtes importantes.

Géraldine

Retrouvez ces points de vue sur la page du Dynamic Multi-Asset Fund.

L’auteur

Geraldine Sundstrom

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